L'Histoire de la Collection Piollet
Collection Piollet
C'est au milieu des années cinquante que Luce Gavelle-Piollet, experte en numismatique, et son mari Michel Piollet, artiste peintre, font l'acquisition des dessins de l'atelier de Max Weldy, le plus grand costumier du Paris de l'entre-deux-guerres.
Ces dessins, réalisés entre 1920 et 1940, sont des maquettes de costumes destinées aux plus grandes scènes parisiennes : les Folies Bergère, le Casino de Paris, le Moulin Rouge, le Bataclan, le Concert Mayol, et bien d'autres salles mythiques.
Près de 3 000 œuvres — aquarelles, gouaches, crayons — composent cette collection exceptionnelle. Elles sont signées par une soixantaine de dessinateurs européens, parmi lesquels des noms majeurs de l'histoire de l'art : Erté, considéré comme le père de l'Art Déco, George Barbier, Charles Gesmar (le dessinateur attitré de Mistinguett), Umberto Brunelleschi, José de Zamora, Freddy Wittop, Jean Aumond, René Ranson, et tant d'autres.
Max Weldy, le costumier du monde
Max Weldy fonde sa maison en 1918, au 18 rue Saulnier, à deux pas des Folies Bergère. Il devient rapidement le principal costumier des scènes parisiennes, détrônant la Maison Pascaud, et atteint un rayonnement international : Londres, Madrid, Buenos Aires, Bombay, Shanghai, Hong Kong, Oslo, New York… À son apogée, il produit près d'un million et demi de costumes par an.
Son génie consistait à s'entourer des meilleurs dessinateurs européens et à obtenir les droits de reproduction de leurs créations. Les artistes y trouvaient leur compte : ils touchaient des droits d'auteur sur des costumes qui circulaient dans le monde entier.
À l'approche de la guerre, Weldy, apparemment d'origine juive, part pour la Floride en 1939 où il ouvre une nouvelle maison. Il travaille surtout pour les grands cirques américains avant de prendre sa retraite en 1970.
Une provenance inattaquable
Ce qui rend la Collection Piollet unique, au-delà de sa qualité artistique, c'est sa provenance directe et traçable. Les dessins ont été sauvés de l'atelier de Weldy par la famille Piollet avant toute dispersion. Aucune copie, aucun faux n'a pu être réalisé puisque seuls les membres privilégiés de la famille ont eu accès aux originaux pendant plus d'un demi-siècle.
Aujourd'hui, la famille Piollet a décidé de faire reproduire une sélection de ces œuvres en éditions limitées — des digigraphies (lithographies numériques certifiées) numérotées de 50 à 200 exemplaires selon les sujets — afin de partager ce patrimoine exceptionnel avec le monde entier, tout en préservant la nature rare et précieuse de chaque pièce.
Chaque reproduction est accompagnée d'un certificat d'authenticité détaillé mentionnant la provenance, l'artiste, la date estimée et le numéro d'édition.